Les chasseurs de fantômes Les chasseurs de fantômes

Les chasseurs de fantômes

Ecrit par : Victor Grouchko

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Le terme moderne de chasseurs de fantômes désigne le plus souvent des vidéastes se rendant dans des lieux prétendument le théâtre de manifestations paranormales. En s'aidant d'appareils électroniques comme des spirit-box, des détecteurs de champs électromagnétiques, des caméras thermiques, des appareils photo, afin d'espérer pouvoir prouver la possibilité d'une vie après la mort. Je vous propose mon avis et mon analyse en tant que médium et occultiste.

Un peu d'histoire sur la chasse aux fantômes

Le phénomène des chasseurs de fantômes ou ghosthunting en anglais n'est pas tout neuf.

Depuis l'apparition de la photographie, les hommes essaient de prendre un cliché d'un fantôme ou d'un esprit, afin de prouver de manière prétendument scientifique l'existence des entités ou d'une vie après la mort. Beaucoup de médiums - avérés ou non - ont tenté de prouver à l'aide d'appareils ou d'outils comme le pendule la présence de manifestations paranormales dans des lieux soupçonnés d'être hantés.

Durant les années 90 plusieurs groupes d'enquêtes (dont le plus connu est The Atlantic Paranormal Society dirigé par Grant Wilson) se forment et parcourent les Etats-Unis, tout en restant assez confidentiels. Dès 2004, la chasse aux fantômes fait l'objet de reportages, parfois diffusés à la télévision, notamment américaine comme avec Ghost Hunters. En France, c'est à partir de l'essor de YouTube que l'on commence à trouver des vidéos amateurs ou semi-professionnelles dans ce domaine. Parmi les plus connus, on retrouve GussDX, The Believers, La Nuit du Chasseur, RIP, TAPS ou encore Ghost'N'us. D'autres YouTubeurs plus connus comme Le grand JD ont également commencé des investigations, surfant sur cette nouvelle mode.

Sandy Lakdar dans l'une des enquêtes de The Believers (source : France Info)

Cet intérêt du public pour ces vidéos est fortement renforcé par le milieu cinématographique qui propose beaucoup de films d'horreur racontant l'histoire de lieux hantés, où sévissent démons et poltergeists. Certains comme les Paranormal Activity ou le Projet Blair Witch jouent sur la frontière entre la fiction et les faits réels rapportés.

Aujourd'hui, de nombreux YouTubeurs - souvent peu sérieux - jouent sur cet intérêt pour sortir des vidéos d'enquêtes en cherchant avant tout le sensationnel, quitte à truquer complètement l'expérience ou la scénariser. L'objectif étant de faire un maximum de vues et de faire parler d'eux.

Comment procèdent les chasseurs de fantômes ?

Une ou plusieurs personnes se rendent dans un lieu supposément hanté afin de recueillir des preuves, sous forme d'images, de sons, ou de mesures de la présence d'esprit, de fantômes ou de tout autre phénomène paranormal. Ils embarquent avec eux généralement un ensemble de caméras permettant de filmer leur environnement, mais aussi leur visage pour mettre en valeur leurs réactions. Ils sont aussi équipés d'appareils de mesure très divers pouvant mesurer les différences de températures, les champs électromagnétiques, des caméras de vision nocturne, des radios permettant de scanner un ensemble de fréquences en quête de PVE (phénomènes de voix électroniques), des appareils de musique comme un thérémine, ou encore la caméra de la Microsoft Kinect.

GussDX avec quelques appareils de mesure lors de son enquête sur le domaine de Tanaïs. (source : decouvertesetpensees)

Leurs enquêtes sont tournées comme des reportages suivant une trame relativement similaire entre tous les producteurs : une présentation du lieu où ils se rendent, son histoire, leurs aspirations en tant que vidéaste (prouver l'existence de la vie après la mort par exemple), leurs objectifs pour leur enquête, une rétrospective sur les enquêtes précédentes, le tournage entrecoupé d'analyses et de leur interprétation et une conclusion. Pendant les tournages, ils partagent avec les téléspectateurs leurs impressions, leurs ressentis, leurs questionnements. Le reportage est ensuite monté, avec parfois un ajout de musique, de calques pour visualiser dans quelle pièce se trouve l'enquêteur et d'autres éléments pour aider à l'immersion du spectateur. Certains enquêteurs et équipes comme The Believers, GussDX ou la Nuit du Chasseur réalisent des montages très bien réalisés, avec des compositions musicales originales. D'autres, au contraire, cherchent à garder (par volonté artistique ou simple flemme) un résultat identique à leur rush, pour donner un côté plus authentique et moins habillé, comme a fait le succès du Projet Blairwitch.

La chronologie des épisodes nous permet de suivre l'évolution personnelle des enquêteurs, leurs prises de conscience, leurs réflexions spirituelles. Certains enquêteurs comme Sandy et Jonathan (de The Believers) ou GussDX cherchent aussi une certaine proximité avec leur public grâce à des vidéos "off", des rétrospectives et des analyses postenquêtes.

Un domaine controversé

Les profils des enquêteurs et leurs motivations sont très différents. Beaucoup ne se prétendent pas médium, ou tout juste avec une "sensibilité". Des enquêteurs ont une démarche initiale assez sérieuse : celle de (se) prouver qu'une vie après la mort existe, à la suite d'un deuil, ou d'une expérience paranormale troublante. D'autres enfin cachent (à peine) vouloir faire du divertissement ou du spectaculaire.

Le milieu est émaillé de plusieurs scandales. Si certains enquêteurs sont assez vite confondus suite à des trucages et des mises en scène équivoques, d'autres ont été accusés de produire du contenu truqué avec un contexte différent et des intentions plus floues.

Deux cas sont assez emblématiques :

Le premier est celui de GussDX (près de 500 000 abonnés) qui a truqué volontairement l'une de ses enquêtes (celle de la Tour Moncade), avant de le reconnaître et de présenter ses excuses, en promettant que le reste de ses vidéos est véridique. Il a expliqué s'être mis la pression quant aux attentes des spectateurs voulant à tout prix du spectaculaire, ne voulant pas décevoir sa communauté ni risquer de se mettre en danger financièrement vis-à-vis de sa famille.

Le second est celui du grand JD, un YouTubeur très célèbre (plus de 2M d'abonnés) qui a expliqué avoir été victime avec sa partenaire d'enquête Silent Jill d'un canular par des personnes externes, qui ont tout fait pour imiter le comportement d'entités et une situation de peur.

Le monde des chasseurs de fantômes se confronte bien malgré lui à la réalité du web d'aujourd'hui, où les spectateurs épris de sensationnel et de films qui font peur cherchent des reportages impressionnants. Les Youtubeurs vivant de ces reportages sont parfois tentés d'habiller un peu la vérité pour s'assurer un revenu plus sûr. Si les enquêteurs peuvent avoir des motivations plus sérieuses en apparence, celles de la très grande partie de leur public le sont nettement moins.

Enfin, la course aux vues et à la popularité sur YouTube fait que tous les enquêteurs sont rapidement mis dans le panier et le niveau général des réalisations baisse, entraînant une méfiance naturelle de tous pour ces reportages et les motivations des vidéastes.

Mon avis personnel sur les chasseurs de fantômes

Indépendamment de mes pratiques ésotériques, j'apprécie beaucoup GussDx et The Believers. Je suis aussi certaines enquêtes de la Nuit du Chasseur. Je trouve que ce sont de bons divertissements, des vidéos agréables, présentant des lieux inspirants. La mise en scène est toujours agréable, je ressens beaucoup d'empathie pour ces personnes qui traînent et parfois dorment dans des endroits où je ne ferai clairement pas le malin. Je n'ai par contre aucune affinité avec les enquêteurs passant à la télé comme TAPS, ou ceux qui clairement surfent sur le fantasme et le spectaculaire.

En tant que médium et pratiquant la magie, par contre, je ne peux m'empêcher d'être sceptique sur la manière de procéder de ces enquêteurs. Si la volonté profonde et les intentions de beaucoup ne sont pas mauvaises, je ne crois pas que leur manière de faire soit la bonne.

J'ai dû regarder au moins 50 enquêtes, assez pour m'en faire une opinion tranchée.

Le problème du support de preuve

Les enquêteurs essaient de prouver l'existence des fantômes, des esprits ou des phénomènes paranormaux avec des appareils électroniques, des caméras, des enregistrements, sauf que selon moi cela n'aboutira jamais sur une preuve d'irréfutable. Des ressentis crédibles, des intuitions, aussi fortes et communicatives au public soient-elles, ne seront jamais recevables pour des personnes sceptiques.

Or, le contact avec l'invisible est affaire d'intimité, de ressenti, il est très difficile à moins d'être avec les enquêteurs sur le lieu du tournage, de ressentir ce qu'ils vivent. De pouvoir juger par soi-même. Dès lors, je ne crois pas que cette quête de la "preuve" que la vie après la mort existe est une quête sans fin qui ne peut aboutir sur autre chose que de nouvelles questions, mises en doute et critiques de la part du public en général. Notre rapport à la compréhension des mondes invisibles est avant tout subjectif.

La seule chose de vraiment pertinente qui peut ressortir de tout cela sont le vécu et l'évolution des enquêteurs eux-mêmes. C'est finalement ce que j'apprécie le plus dans leur travail : l'impression de les voir grandir, se poser des questions, changer d'attitude face aux prétendues manifestations, tenter d'améliorer leurs méthodes. On s'attache à ces personnes qui au final, ne sont pas bien différentes de nous tous qui sommes dans l'ésotérisme : des personnes souhaitant appréhender et comprendre une réalité immatérielle qui nous intrigue et nous attire...

Monde matériel et mondes invisibles

Autre problème de taille :

Les appareils électroniques utilisés par les enquêteurs ne peuvent capter que des phénomènes purement physiques. Or, il suffit de faire un peu de pratique de la médiumnité ou des rituels pour se rendre compte que ce n'est pas dans notre monde matériel que les entités, esprits ou défunts peuvent interagir avec le plus de facilité avec nous.

Les conditions requises pour permettre leur matérialisation et donc provoquer des manifestations physiques comme des déplacements d'objets, des coups dans les murs, des lueurs ou des voix sont nombreuses et complexes.

Sans compter qu'il faut être au bon endroit, au bon moment, avec le bon appareil, en excluant toutes les causes naturelles possibles comme les courants d'air, l'inclinaison du sol, les insectes, les animaux sauvages, etc.

Lorsqu'on réalise un rituel magique, il est nécessaire de consacrer un espace, de charger cet espace en énergie, de rendre compatible l'énergie de cet espace avec l'entité avec laquelle on souhaite communiquer, en plus de respecter un certain nombre de mises en conditions et de précautions. J'en parle dans mon article sur le taux vibratoire dans les rituels de magie. Le lieu que l'on maîtrise mieux est donc plus propice à l'obtention de résultats (on sait si la pièce est sujette aux courants d'air par exemple).

Les enquêteurs ne veulent ou ne peuvent donc pas permettre la réunion de toutes les conditions requises pour réellement être en mesure de filmer ou montrer une manifestation indéniable d'un Être surnaturel. Il ne peut souvent pas rester plus de quelques heures (ou une fin de journée et une nuit) sur le lieu du tournage.

Autre point important : les enquêteurs n'ont pas forcément les connaissances occultes pour favoriser ces mêmes manifestations (ce dont il est question dans le paragraphe précédent). Je m'explique.

La quantité d'énergie condensée dans un espace délimité n'est aussi jamais suffisante. Aucun enquêteur ne semble avoir réellement fait un vrai cercle de contention. Ils n'ont souvent aucun travail personnel sur le sujet, pas de vécu dans l'ésotérisme pour faire leurs classes en quelque sorte.

Quid également de l'absence de produits et substances qui pourraient aider, comme de l'encens, l'usage de symboles magiques dans un matériau adapté à l'entité en question (dont ils ne savent rien à l'avance), l'utilisation de pierres chargées comme le cristal de roche. Si certains essaient, notamment avec les pierres, ils ne font que placer une seule pièce du puzzle, ce qui n'est pas suffisant...

Décalage et canal de communication

En dehors des rituels de magie qui permettent la manifestation d'une entité dans le plan physique, on peut aussi observer dans la médiumnité "quotidienne" un décalage dans les réponses à nos questions. Le médium pose une question et l'éventuelle réponse peut parfois mettre plusieurs minutes à plusieurs jours pour être comprise. Et ça de nombreux enquêteurs l'ont bien compris. Or, les contraintes de temps de l'équipe de tournage, le changement de salle (pour ne pas ennuyer le spectateur), le fait que l'équipe vienne qu'une seule fois sur un lieu (sauf exception comme à Tanaïs) est un vrai problème. Enfin beaucoup d'enquêteurs enchaînent des questions, sans réellement laisser le temps nécessaire à la manifestation d'une réponse claire (ou alors c'est l'impression que cela donne au montage).

De plus, les sons et bruits physiques, ne sont que rarement les canaux de communication préférés des entités (et surtout des plus intéressantes), car ils requièrent beaucoup d'énergie et toutes les entités ne sont pas aussi à l'aise avec le monde physique. Elles préviligieront donc plus utiliser les sens médiumniques comme la clairaudience, la clairvoyance, ou en dernier lieu les ressentis (qu'il faut distinguer des émotions provoquées par les lieux), en somme la communication par les plans astraux et mentaux, dans lesquels les enquêteurs n'ont aucun support d'enregistrement ou de mesure.

L'effet de groupe et les lieux inquiétants

Le fait d'être plusieurs personnes a tendance à brouiller les ressentis personnels, avec notamment le piège d'une autre personne qui dit "il y a quelque chose" et influence ainsi le ressenti des autres. Il y aussi l'atmosphère souvent angoissante des lieux, le temps ou la température qui peuvent nuire également à la concentration et la mise en condition pour être réceptifs et intermédiaires des manifestations occultes.

Et nous ne parlerons pas de l'impact de la peur, de la fatigue et de la vigilance requise pour vérifier que les caméras tournent et que tout est OK. Ce n'est pas un état favorable à de bonnes expériences médiumniques.

Certains lieux sont très chargés, mais avec des énergies très basses, qui peut aussi rendre difficile une communication claire avec une entité ou un défunt.

La nature des entités en présence et des défunts

Comme l'explique très bien Dion Fortune dans Autodéfense psychique, les défunts ne restent pas conscients sur de longues périodes. À moins d'une mort à problème et d'une volonté pour le corps astral du défunt de rester attaché à son enveloppe charnelle, ce corps astral devient très vite une enveloppe vide, une coquille, possédant les souvenirs ainsi que la personnalité du défunt, mais sans être clairement habitée par sa conscience. Les contacts avec les morts (je parle de mon scepticisme sur le spiritisme dans cet article) ne sont pas très pertinents dans la recherche d'information. Le plus souvent, ce sont des entités plaisantins qui se font passer pour les défunts, en se nourrissant du corps astral, tant énergétiquement parlant qu'en termes d'informations qu'elles peuvent utiliser pour rendre leur discours plus crédible.

Que penser alors dans les enquêtes des soi-disant contacts avec des défunts dont la mort remonte parfois à plus d'un siècle ? Je crois que si communication il y a, le contenu de la discussion ne peut être qualitatif. Les personnes ayant fait du spiritisme pourront sans doute partager mon scepticisme.

Je pense par contre qu'il y a des chances, faibles, qu'un enquêteur puisse interagir avec une entité qui hante le lieu, mais ce type d'entités n'est que rarement très intelligent et pense surtout à se nourrir. Ces entités n'ont donc que faire de discuter avec leur repas du soir ou d'être célèbres sur YouTube.

Au niveau des lieux, certains sont visités par des touristes depuis des dizaines d'années. Tout ce va-et-vient constant brasse les énergies du lieu et retire aussi les charges énergétiques du lieu. C'est pourquoi, par exemple que certaines églises très discrètes, ou des lieux abandonnés et inconnus, sont bien plus marquant en termes d'expériences énergétiques que des cathédrales connues ou certains châteaux anciens. À moins de se rendre dans certaines parcelles du lieu préservées de tout ce remue-ménage, le risque d'être confronté à une entité est donc assez faible.

Les esprits ne sont pas des monstres de foire

C'est le point qui me dérange le plus dans les enquêtes de ces vidéastes. Certains lieux sont sacrés, protégés, des lieux de mémoire ou simplement associés à des évènements tragiques de l'Histoire. Je ne peux m'empêcher de ressentir un malaise dans certaines enquêtes, où ces enquêteurs tentent à tout prix de prendre des photos, de capturer des sons ou de parler avec des entités des lieux avec comme arrière-pensée de diffuser cette même communication. C'est pour moi comme violer le caractère sacré d'un lieu ou d'une sépulture par l'indiscrétion. D'ailleurs, il est probable que certaines forces invisibles puissent réagir très hostilement à leur présence (d'ailleurs certains enquêteurs ont été contraints de quitter certains lieux parce qu'ils se sentaient à la fois observés et oppressés).

Je pense que toute entité intelligente n'a pas envie de devenir une attraction en s'égosillant avec ces personnes étranges équipées de matériel intimidant et qui en plus les forcent à se manifester dans le plan physique, alors même que cela reste compliqué et énergivore pour elles.

De par la diffusion massive des reportages sur internet, il y aussi le risque qu'en cas de contact occulte avéré avec une forme d'intelligence intéressante, de nombreuses autres équipes d'enquêteurs s'emparent du lieu pour recommencer l'expérience réussie par leurs prédécesseurs. On a donc un vrai problème de respect de l'intégrité des lieux, transformés en cirques de foire pour obtenir des manifestations occultes, de la part d'entités qui aspirent sans doute plus à la paix qu'au brouhaha d'une spirit box.

Triste cas illustratif : à la suite de l'enquête de GussDX au domaine de Tanaïs, des personnes sont venues taguer et profaner la cabane où GussDX a vécu une expérience très forte. Celui-ci a eu la décence de revenir réparer les dégâts et repeindre en marque de respect pour le lieu, évitant dans ses futures enquêtes de révéler les coordonnées des lieux qu'ils visitent. Ce que font maintenant la majorité des enquêteurs sérieux.

Conclusion

Certains pourront me reprocher peut-être d'être prétentieux en prétextant savoir mieux que les chasseurs de fantômes comment faire pour communiquer avec l'invisible. Je ne prétends pas qu'à leur place, j'obtienne des résultats plus concluants avec l'exigence fixée au départ, à savoir obtenir une preuve visuelle ou sonore incontestable de l'existence d'une vie après la mort. Je suis incapable de montrer à quelqu'un une preuve factuelle, matérielle et incontestable scientifiquement que les entités existent, malgré avoir vécu suffisament d'expériences dans le domaine de l'occultisme pour être convaincu moi-même.

La découverte de l'invisible est une aventure personnelle. Le niveau de preuve scientifique est très faible, car nous sommes dans des faits rapportés, je vous conseille la vidéo d'Hygiène mentale pour en savoir plus.

Le problème de la "chasse aux fantômes" n'est pas tant le fait de chercher à se confronter à l'invisible dans des lieux d'exceptions comme ceux que visitent ces enquêteurs. Le problème pour moi, c'est l'envie de filmer tout cela, de vouloir à tout prix montrer une preuve physique alors que c'est une quête sans fin... La vérité est ailleurs... Dans notre vécu, qui alimente notre foi, nos convictions, les effets qu'ont notre développement spirituel sur notre vie, notre manière de vivre.

Ce que vivent ces enquêteurs (en tout cas pour les sérieux) est beau, d'un point de vue extérieur, mais c'est leur jardin secret, qu'ils exhibent en quelque sorte à un public qui ne peut pas comprendre la portée émotionnelle, spirituelle et intellectuelle de leurs expériences. Car le public - dans sa grande majorité - recherchera toujours quelque chose de spectaculaire ou d'angoissant. Ils aiment le mystère plus que la vérité qui pourrait grandement les décevoir...

Je continuerai donc de regarder ces émissions, non pas pour leur valeur de preuve, mais pour le plaisir qu'elles me procurent en termes d'émotions, pour la beauté des lieux, pour récolter les ressentis et les réflexions des enquêteurs, plus que pour me prouver à moi-même que les fantômes existent...car c'est à chacun de trouver la réponse à cette question, par le vécu personnel :)

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